Discours de Christine Scelle-Maury à l'occasion des voeux 2010 du Parti Socialiste d'Epinay

Vœux PS - Epinay-sous-Sénart - 23 janvier 2010

 

Discours de Christine Scelle-Maury, maire d’Epinay-sous-Sénart,
et candidate aux élections régionales sur la liste socialiste de l’Essonne

 

 

Monsieur le Premier Secrétaire fédéral, Cher Carlos,

Mmes et MM. les élus, Chers Camarades, Chers Amis

 

 

Tout d’abord, je tiens à vous dire que suis très heureuse de vous accueillir ce matin à Epinay-sous-Sénart.

 

Que les élus et les militants du Val d’Yerres, représentant toutes les composantes de la gauche se retrouvent ensemble, au moment où s’engage cette campagne des régionales 2010, témoigne que nous partageons ce sens des responsabilités et cette volonté collective sans lesquels nous ne serions pas en mesure de faire avancer les idéaux de justice et de solidarité qui sont les nôtres.

 

C’est le respect que nous avons su avoir les uns pour les autres et la confiance inébranlable dans la justesse de nos combats qui nous a permis de surmonter les épreuves de quelques années difficiles et d’engager un second mandat, en 2008, avec le soutien largement renouvelé des Spinoliens.

 

C’est dans cet esprit, depuis, que nous poursuivons le travail engagé pour changer l’image d’Epinay et améliorer concrètement le quotidien de ses habitants, avec de premiers résultats à la hauteur des attentes comme en témoigne la satisfaction des familles après l’ouverture de la Maison de la Petite Enfance.

 

Je vous adresse donc, à toutes et à tous, mes vœux les plus chaleureux pour cette année 2010, qui, j’en suis convaincue, marquera, avec les élections régionales de mars, un véritable tournant dans l’appréciation que portent nos concitoyens sur la capacité de la gauche à faire émerger cet espoir de changement qui aujourd’hui nous fait, à tous, encore cruellement défaut.

 

Pour la gauche, l’enjeu des Régionales sera double.

 

D’abord, il nous faut confirmer notre majorité à la tête de l’Ile-de-France que nous dirigeons depuis 1998, avec les succès que l’on sait. Il n’est pas besoin de rappeler les conditions dans lesquels s’est déroulé le premier mandat, avec une majorité relative face à la droite et au Front national.

 

Pour autant soyons clair, nous pouvons être particulièrement - et collectivement fiers - du travail accompli depuis 2004. Pour mémoire, je ne citerai que quelques mesures emblématiques :

 

En matière d’éducation, 3,3 milliards d’euros depuis 2007 consacré à la rénovation des lycées franciliens, et en particulier du lycée Maurice Eliot qui a fait l’objet d’une réhabilitation lourde, la gratuité des manuels scolaires pour les lycéens.

 

Dans le secteur des transports : la carte Imagin’R qui permet à tous les jeunes de circuler à moitié prix dans toute l’Ile-de-France et la gratuité pour les demandeurs d’emploi et les allocataires du RSA.

 

L’appui de la Région a également été déterminant pour la réalisation de trois importants de nos principaux équipements municipaux. J’évoquais il y a un instant la Maison de la Petite Enfance mais la Salle polyvalente et le pôle associatif ont également bénéficié de subventions régionales.

 

Au regard de notre bilan collectif, j’avoue regretter qu’il n’ait pas été possible de nous retrouver autour de valeurs et de propositions qui pouvaient nous rassembler pour constituer dès le premier tour une large liste de gauche unie, comme nous avons su le faire, ici, à Epinay, en 2008. Mais je sais notre ambition collective à tous est intacte et que face à la Droite, nous combattrons ensemble pour remporter au soir du 21 mars, une belle et grande victoire.

 

 

En attendant, je peux vous assurer que les socialistes spinoliens ne lâcheront pas un bout de terrain et que nous serons présents, comme nous le sommes déjà, par des permanences sur le marché, par des boîtages, par des portes à portes, en associant largement au-delà de nos rangs, comme nous le faisons aujourd’hui, toutes celles et tous ceux qui refusent ce piège que nous tend le gouvernement, le piège d’une fatalité contre laquelle nous ne pourrions rien et qui nous conduirait à n’entrevoir comme seul horizon que le repli sur soi et la crainte de l’autre.

 

Et il est là le deuxième enjeu de ces Régionales, affirmer haut et fort, à la face du gouvernement, que nous ne voulons plus de ces prétendues réformes, injustes socialement et économiquement inefficaces qui affaiblissent notre pays, renforcent les inégalités et exacerbent les tensions entre les Français.

 

Privatisation de la Poste, menaces sur l’Hôpital, coupes sombres dans le budget de l’Education nationale, mise au pas des collectivités locales : c’est une offensive sans précédent qui est engagée par le gouvernement pour casser les services publics.

 

Par idéologie, la Droite a entrepris de mettre à terre, un à un, tous les moteurs de la cohésion sociale.

 

Que reste-t-il de la grande ambition d’une école pour tous, du plan Marshall pour les banlieues, de la promesse d’une revalorisation du pouvoir d’achat, de l’espoir d’une société rassemblée ? Discours après discours, lois après lois, chacun peut en faire le constat : il n’y a qu’avantages pour les plus aisés ; mépris et exclusion pour tous les autres.

 

Aujourd’hui, c’est notre pacte républicain qui est en danger. La Droite a choisi son camp : celui des plus riches et de l’ultralibéralisme. Il est plus que jamais nécessaire de choisir le nôtre : celui de l’unité et du rassemblement à gauche pour constituer une force alternative crédible.

 

Une seule défaite, en Ile-de-France, où ailleurs, lors des prochaines régionales, et Nicolas Sarkozy prétendra avoir obtenu l’aval des Français pour poursuivre son entreprise de destruction sociale massive. Mais une victoire de la gauche dans chacune des vingt-deux régions et ce sera un formidable désaveu populaire qu’aucun ministre ni parlementaire de droite ne pourra intentionnellement ignorer et dont ils seront obligés de tenir compte.

 

Au-delà du bilan, largement reconnu. Aux manettes dans les principales villes de notre pays, dans une majorité de Départements, dans 20 Régions sur 22, la gauche a acquis durablement la confiance des Français. Ils nous reconnaissent des qualités de gestionnaires ; ils savent que les politiques publiques que nous déployons forment un solide bouclier pour atténuer les effets d’une crise comme celle à laquelle nous sommes confrontés depuis près deux ans et qui traîne avec elle son cortège de chômage et de misère.

 

Au-delà du projet d’avenir que nous portons et dont nous présenterons les grands axes tout au long de cette campagne, nous pouvons – et nous devons - dès aujourd’hui, engager la bataille avec la Droite, sur nos valeurs.

 

Disons clairement, nous ne trouvons pas notre compte dans cette société des stock-options et des plus-values boursières. Nous ne trouvons pas notre compte dans cette société où les hommes de main du pouvoir, à la tête d’entreprises publiques, imaginent pouvoir s’octroyer des salaires annuels à 2 millions d’€, sans que nul n’ait rien à redire. Nous ne trouvons pas notre compte dans cette société où la finance internationale entend dicter ses règles du jeu, avec le silence complice de ceux qui nous dirigent.

 

Je suis persuadé que les idéaux de liberté, d’égalité et de fraternité qui ont façonné notre République et que nous faisons vivre, au quotidien, ici à Epinay, peuvent constituer le ciment d’un puissant rassemblement porteur d’espoir. Liberté pour tous d’aller et venir, d’exercer ses droits, d’être soi-même. Egalité des citoyens devant la loi, qu’ils soient anonymes ou célèbres, modestes ou puissants. Fraternité entre tous ceux qui vivent sur le sol français, quelles que soient leurs origines, leurs couleurs, leurs croyances.


 

Face à une Droite qui ne se cache plus de chercher à instaurer un autoritarisme d’Etat au mépris des libertés publiques et de l’indépendance de la justice, qui fait fi des principes de l’égalité républicaine au profit d’une vision communautariste de notre société, qui met en pièce, une à une, toutes les avancées sociales, réaffirmons notre attachement ces valeurs de liberté, d’égalité, de fraternité qui ont donné à notre France son visage, son caractère et son identité.

 

Il est là le combat de la gauche dans les mois et les années à venir. Vous pouvez être sûrs que les socialistes d’Epinay seront au rendez-vous.