Réforme territoriale : le gouvernement doit revoir sa copie.

Publié le par Jérémie Almosni

Pour Christine Scelle-Maury, maire d’Epinay-sous-Sénart, « il est impératif que le gouvernement prenne en compte les inquiétudes exprimées par tous les maires de France, lors du 92e congrès de l’AMF ».

                                                                                            

"Le congrès a estimé que les deux réformes relatives à la suppression de la taxe professionnelle et à l’organisation des collectivités territoriales, en l'état actuel des textes présentés au Parlement, ne sont pas acceptables", souligne Christine Scelle-Maury, qui est également membre du comité directeur de l’Association des Maires de France.

 

« Notre message est clair », insiste le Maire d’Epinay. « D’abord, nous voulons que la place et le rôle des communes dans l’organisation territoriale de la République et leur fonction irremplaçable de proximité soient préservés, que la libre administration des collectivités locales soit respectée et confortée, et que leur autonomie fiscale et l’évolution de leurs ressources soient garanties dans la durée ».

 

Autre revendication : « Il faut que les communes continuent de bénéficier, pour la réalisation de leurs projets et de leurs investissements, de cofinancements du département, de la Région, de l’Etat et de l’Europe ».

 

Enfin, et cela concerne directement Epinay-sous-Sénart : « Nous avons demandé que des garanties soient apportées sur le financement des projets de rénovation urbaine contractualisés avec l’ANRU et qu’un nouveau programme soit dès aujourd’hui envisagé ».

 

Le congrès de l'AMF a réuni plus de 12 000 élus, du mardi 17 novembre au jeudi 19 novembre, porte de Versailles à Paris.

 

Conclusion de Christine Scelle-Maury : « Le gouvernement n’a pas d’autres choix aujourd’hui que de retirer ses projets, inefficaces économiquement quand on sait que 75% de l’investissement public est assuré par les collectivités territoriales, et socialement injustes, puisque ce sont les familles qui auront à compenser ce que les entreprises ne paieront plus du fait de la suppression de la taxe professionnelle ».

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