Jean Sarkozy, le piston à son papa

Publié le par Jeremie Almosni

Face à la crise, les jeunes n’ont apparemment pas tous les mêmes problèmes d’insertion professionnelle.

Alors que les jeunes sont en première ligne face au chômage et que le diplôme reste le meilleur passeport pour l'emploi, l'affaire "Jean Sarkozy" rappelle des traditions d'un autre temps.

Dans cette histoire, il apparaît clairement que le statut de "fils du président de la Répbulique" permet encore aujourd'hui de bénéficier de privilèges exhorbitants qui font de l’acte de naissance une qualité supérieure aux qualifications acquises. Mieux que le diplôme, le piston.

Les socialistes d'Epinay-sous-Sénart dénoncent le double langage du président de la République  qui déclare, dans le cadre de la présentation de la réforme du lycée, que "désormais, ce qui compte en France pour réussir ce n'est plus d'être ‘bien né’, c'est d'avoir travaillé dur et d'avoir fait la preuve, par ses études de sa valeur" , en pleine polémique sur l’élection de son fils à la présidence de l’EPAD de la Défense.
 
D'évidence, pour diriger le plus gros quartier d’affaire européen, ce n'est donc ni le diplôme ni l’expérience qui semblent être des critères suffisants. Sans remettre en cause la légitimité du suffrage universel, ce signal négatif envoyé aux millions de jeunes, par le' gouvernement Sarkozy, est révélateur de la conception que la droite se fait du pouvoir et du respect des principes républicains.

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